SMILE
Small Incision Lenticule Extraction
Toute la correction se fait à l'intérieur de la cornée, par une incision de 3 millimètres.
Le SMILE est la plus récente des techniques laser. Un seul laser intervient : il découpe une lentille de tissu à l'intérieur même de la cornée, que le chirurgien retire par une micro-incision. La surface reste presque intacte, ce qui préserve la solidité de la cornée et limite la sécheresse.
Le principe, en trois paragraphes.
En LASIK, il faut ouvrir la cornée sur une vingtaine de millimètres de circonférence pour accéder au tissu à sculpter. Le SMILE supprime cette ouverture.
Un unique laser femtoseconde dessine, dans l'épaisseur du stroma, un disque de tissu en forme de lentille : le lenticule. Son épaisseur et son profil correspondent exactement à la correction à apporter. Le chirurgien pratique ensuite une incision de deux à quatre millimètres en périphérie, décolle le lenticule et le retire en une seule pièce.
La cornée, allégée de cette épaisseur, change de courbure. La charpente antérieure, la plus résistante, n'a jamais été ouverte : elle continue d'assurer sa fonction mécanique.
Ce qui se passe, étape par étape.
Vous êtes allongé, sous anesthésie par gouttes, en ambulatoire. Vous entrez et sortez du bloc à pied. Personne ne vous touche l'œil sans vous prévenir, et rien de ce qui suit ne se fait dans la précipitation.
La découpe du lenticule
Le laser femtoseconde dessine le lenticule à l'intérieur de la cornée, sans toucher la surface. Cette phase dure environ vingt-cinq secondes, pendant lesquelles vous fixez une lumière et ressentez une pression modérée.
La micro-incision
Le même laser ouvre un accès périphérique de deux à quatre millimètres. C'est la seule ouverture pratiquée dans toute l'intervention, environ dix fois plus courte que le pourtour d'un volet de LASIK.
L'extraction
Le chirurgien passe un instrument fin par cette incision, décolle le lenticule sur ses deux faces et le retire en une pièce. La correction est immédiate. L'incision est auto-étanche et ne demande aucune suture.
Pour qui, et pour qui pas.
Aucune de ces listes ne remplace un examen. Le bilan de faisabilité est précisément ce qui transforme ces critères généraux en une réponse pour votre œil.
Les conditions requises
- Myopie, isolée ou associée à un astigmatisme, avec une correction stable depuis un an.
- Patients gênés par une sécheresse oculaire ou porteurs de lentilles mal tolérées.
- Sportifs et professions exposées cherchant à éviter la création d’un volet cornéen.
- Cornée d'épaisseur suffisante et topographie régulière, comme pour le LASIK.
Ce qui écarte cette technique
- Hypermétropie : le SMILE ne la corrige pas, le LASIK reste la référence dans ce cas.
- Astigmatisme fort isolé ou irrégulier, mieux traité par photoablation guidée.
- Cornée trop fine, où la PKR ou l’implant ICL sont plus indiqués.
- Antécédent de chirurgie cornéenne, qui rend le plan de découpe imprévisible.
Ce que le SMILE apporte, et ce qu'il coûte.
Les avantages
- Pas de volet : la biomécanique de la cornée est mieux préservée qu'en LASIK.
- Moins de nerfs cornéens sectionnés, donc nettement moins de sécheresse oculaire postopératoire.
- Intervention silencieuse et sans odeur, un seul laser, une seule machine.
- Aucun risque de déplacement de volet en cas de choc, contrairement au LASIK.
- Récupération rapide, proche de celle du LASIK.
Les inconvénients
- Ne corrige pas l'hypermétropie, ce qui exclut d'emblée une partie des patients.
- La récupération des tout premiers jours est légèrement plus lente qu'après un LASIK.
- Une retouche éventuelle se fait par une autre technique, le lenticule ne pouvant être recréé.
- Technique plus récente : le recul clinique, quoique solide, est inférieur à celui du LASIK et de la PKR.
Les complications possibles, sans les arrondir.
Toute chirurgie comporte des risques, y compris celle-ci. Les fréquences ci-dessous sont des ordres de grandeur issus de la littérature ophtalmologique : elles varient selon les séries, la correction traitée et le profil du patient. Votre risque personnel, lui, est établi au bilan préopératoire et repris lors de l'entretien avec le chirurgien.
Le délai de réflexion de 15 jours
La loi impose un délai de quinze jours entre la remise de l'information et l'intervention, pour toute chirurgie réfractive. Ce délai n'est pas une formalité : il existe pour que vous puissiez relire la fiche d'information, poser les questions qui vous viennent après coup, et renoncer si vous le souhaitez. Aucune intervention n'est programmée avant son terme.
Les suites, jour après jour.
Vision voilée quelques heures, larmoiement modéré, sensation de corps étranger. Repos à domicile, yeux fermés autant que possible.
Contrôle au cabinet. La vision est en général bonne, parfois légèrement en retrait de celle obtenue après un LASIK au même stade.
Collyres antibiotiques et anti-inflammatoires. Pas de piscine, pas de maquillage. Le sport sans contact reprend au bout de quelques jours.
Vision stabilisée. Les sports de contact peuvent reprendre plus tôt qu'après un LASIK, l'absence de volet supprimant le risque de déplacement.
Un forfait complet, sans surprise.
- Frais de bloc opératoire.
- Traitement personnalisé calculé sur vos examens.
- Retouche incluse les douze premiers mois si elle s'avère nécessaire.
- Suivi postopératoire inclus les six premiers mois.
Et le remboursement ?
L'Assurance Maladie ne rembourse rien : la chirurgie réfractive est un acte hors nomenclature, dont la base de remboursement est de zéro euro. En revanche, la plupart des complémentaires santé disposent d'un forfait dédié, dont le montant va de 100 à plus de 1 000 € selon le contrat.
Un devis nominatif vous est remis à l'issue du bilan : c'est la pièce que votre mutuelle réclamera pour confirmer sa participation.
Voir les forfaits de 37 mutuelles →Règlement le jour de la chirurgie (carte bancaire, chèque, espèces). Paiement en trois fois sur demande.
Le SMILE parmi les autres techniques.
| Technique | Amétropies | Récupération | Douleur | Tarif / œil |
|---|---|---|---|---|
| LASIK | Myopie, hypermétropie, astigmatisme | < 24 h | Faible | 1 340 € |
| SMILE (cette page) | Myopie, astigmatisme | Quelques jours | Faible | 1 340 € |
| TransPKR | Myopie, hypermétropie, astigmatisme | ~1 mois | Modérée 48 à 72 h | 1 140 € |
| PresByLASIK | Presbytie | Quelques semaines | Faible | 1 640 € |
| PreLex | Presbytie, myopie forte | Quelques jours | Faible | 900 à 1 200 € |
| ICL | Toutes, y compris fortes | Quelques jours | Faible | dès 2 400 € |
Ce que les patients demandent le plus.
Quelle différence entre SMILE et LASIK ?
Le LASIK ouvre un volet d'une vingtaine de millimètres de circonférence, sculpte le tissu en dessous, puis referme. Le SMILE ne fait qu'une incision de deux à quatre millimètres et retire un disque de tissu déjà découpé à l'intérieur de la cornée. Résultat visuel équivalent, mais le SMILE préserve mieux la solidité de la cornée et provoque moins de sécheresse. En contrepartie, il ne corrige pas l'hypermétropie.
Le SMILE corrige-t-il l'hypermétropie ?
Non, pas dans sa forme actuellement pratiquée. Le SMILE s'adresse à la myopie, isolée ou associée à un astigmatisme. Si vous êtes hypermétrope, le LASIK est la technique de référence, et le bilan précisera si vous en relevez.
Le SMILE est-il plus sûr que le LASIK ?
Il supprime un risque particulier, celui du déplacement du volet en cas de traumatisme, et réduit la sécheresse postopératoire. Les autres risques, sous-correction, halos, infection, existent dans les deux techniques à des fréquences comparables. Parler de technique plus sûre serait excessif : elle est différemment sûre, et c'est votre anatomie et votre mode de vie qui orientent le choix.
Peut-on retoucher un SMILE ?
Oui, mais pas en refaisant un SMILE : le lenticule ne peut être recréé au même endroit. La retouche se fait généralement par laser de surface, en PKR. Elle reste incluse dans le forfait pendant les douze premiers mois.
Combien coûte un SMILE à Melun ?
1 340 € par œil, soit 2 680 € pour les deux yeux, au même tarif que le LASIK. Le forfait comprend les frais de bloc, le traitement laser, la retouche éventuelle pendant douze mois et le suivi pendant six mois.
Tout commence par le bilan.
Il est sans engagement.
Le bilan de faisabilité détermine en une consultation si vous êtes éligible au SMILE, et quelle technique vous conviendra le mieux. Il donne lieu à un compte rendu, une fiche d'information et un devis. Délai légal de 15 jours avant toute chirurgie.
Recommandations & références.
- Rapport SFO 2018 : Chirurgie réfractive. Société Française d'Ophtalmologie, 2018. sfo.asso.fr
- Refractive Errors and Refractive Surgery : Preferred Practice Pattern. American Academy of Ophthalmology, 2022. aao.org
- ESCRS Clinical Trends : Refractive Surgery. European Society of Cataract and Refractive Surgeons, 2023. escrs.org
- Évaluation des techniques de chirurgie réfractive. Haute Autorité de Santé (HAS), 2007 (révision 2018). has-sante.fr
- Décret n°2003-825 du 26 août 2003 : Information du patient en chirurgie réfractive. Ministère de la Santé.
Page publiée le 28 août 2026. Cette page a une vocation d'information. Elle ne remplace ni la consultation, ni la fiche d'information remise avant l'intervention, ni l'entretien avec le chirurgien.