Implant ICL, lentille intraoculaire souple en collamère
Implant intraoculaire

ICL

Implantable Collamer Lens, implant phaque

Une lentille posée à l'intérieur de l'œil, et qu'on peut retirer.

Quand la cornée est trop fine ou la myopie trop forte pour le laser, l'ICL prend le relais. Une lentille souple est glissée entre l'iris et le cristallin naturel, qui reste en place. Elle est invisible, ne s'entretient pas, et présente une caractéristique rare en chirurgie réfractive : le geste est réversible.

15 minpar œil
Quelques joursde récupération
Réversiblel'implant peut être retiré
dès 2 400 €par œil selon l’implant
Ce que corrige le ICL

Le principe, en trois paragraphes.

Myopiejusqu'à −18 dioptries
Hypermétropiejusqu'à +10 dioptries
Astigmatismepar implant torique
Cornées finesindication privilégiée

Le laser corrige en retirant du tissu cornéen. Cette ressource est limitée : au delà d'une certaine correction, ou sur une cornée déjà fine, il n'y a plus assez de matière pour travailler en sécurité.

L'ICL change de logique : au lieu de retirer du tissu, on ajoute une lentille. Faite d'un matériau biocompatible dérivé du collagène, le collamère, elle se place entre l'iris et le cristallin naturel, dans un espace anatomique qui l'accueille sans contact.

Le cristallin est conservé, donc l'accommodation résiduelle aussi. La cornée n'est pratiquement pas touchée. Et si la situation change, dans dix ou vingt ans, l'implant peut être retiré : l'œil revient à son état antérieur.

Le déroulé

Ce qui se passe, étape par étape.

Vous êtes allongé, sous anesthésie par gouttes, en ambulatoire. Vous entrez et sortez du bloc à pied. Personne ne vous touche l'œil sans vous prévenir, et rien de ce qui suit ne se fait dans la précipitation.

Étape 1 sur 3

L'incision

Une incision de moins de trois millimètres est pratiquée à la périphérie de la cornée, sous anesthésie par collyre. Elle est auto-étanche et ne nécessitera aucun point de suture.

Micro-incision cornéenne de moins de 3 millimètres Une incision de moins de trois millimètres est réalisée à la périphérie de la cornée. Elle est auto-étanche et ne nécessite pas de suture. incision de moins de 3 mm cornée · chambre antérieure · iris · cristallin naturel
Étape 2 sur 3

L'insertion

L'implant, souple, est plié dans un injecteur préchargé puis introduit par cette incision. Il se déplie de lui-même une fois dans la chambre antérieure de l'œil, sous le contrôle du microscope opératoire.

Insertion de l'implant plié dans la chambre antérieure L'implant, souple, est plié et introduit par la micro-incision à l'aide d'un injecteur. Il se déplie une fois à l'intérieur de l'œil. injecteur préchargé l'implant se déplie seul dans l'œil
Étape 3 sur 3

Le positionnement

Le chirurgien glisse les quatre appuis de l'implant derrière l'iris, devant le cristallin naturel. La position est vérifiée, notamment son orientation en cas d'implant torique corrigeant un astigmatisme. L'implant est alors invisible de l'extérieur.

Positionnement de l'implant derrière l'iris L'implant est glissé derrière l'iris, devant le cristallin naturel qui est conservé intact. Il est invisible de l'extérieur et peut être retiré. implant ICL le cristallin naturel est conservé, le geste est réversible
Éligibilité

Pour qui, et pour qui pas.

Aucune de ces listes ne remplace un examen. Le bilan de faisabilité est précisément ce qui transforme ces critères généraux en une réponse pour votre œil.

Les conditions requises

  • Myopie forte, au-delà des limites du laser cornéen, jusqu'à −18 dioptries.
  • Cornée trop fine ou topographie irrégulière contre-indiquant LASIK, SMILE et PKR.
  • Sécheresse oculaire importante, que le laser cornéen aggraverait.
  • Chambre antérieure de profondeur suffisante et compte de cellules endothéliales normal, vérifiés au bilan.

Ce qui écarte cette technique

  • Chambre antérieure trop étroite : l'implant manquerait de place et exposerait à une hypertonie.
  • Compte endothélial bas, la cornée devant conserver sa capacité à rester transparente à long terme.
  • Glaucome à angle étroit ou antécédent de poussée d’hypertonie.
  • Cataracte déjà constituée : le PreLex, qui remplace le cristallin, devient alors plus logique.
La balance

Ce que le ICL apporte, et ce qu'il coûte.

Les avantages

  • Réversibilité : c'est la seule technique réfractive que l'on peut défaire.
  • Aucun tissu retiré : la cornée conserve son épaisseur et sa solidité.
  • Qualité optique excellente, souvent supérieure au laser sur les très fortes myopies.
  • Le cristallin naturel est conservé, donc l'accommodation résiduelle également.
  • Ne provoque pas de sécheresse oculaire, contrairement au laser cornéen.

Les inconvénients

  • C'est une chirurgie intraoculaire, avec un niveau de risque supérieur à celui d'un laser de surface.
  • Le tarif est nettement plus élevé que celui des techniques laser.
  • Le bilan est plus exigeant : profondeur de chambre antérieure, compte endothélial, mesures précises.
  • Une surveillance à vie du compte endothélial et de la pression intraoculaire est nécessaire.
  • La presbytie n'est pas corrigée par l'implant standard : elle apparaîtra à son heure.
Transparence

Les complications possibles, sans les arrondir.

Toute chirurgie comporte des risques, y compris celle-ci. Les fréquences ci-dessous sont des ordres de grandeur issus de la littérature ophtalmologique : elles varient selon les séries, la correction traitée et le profil du patient. Votre risque personnel, lui, est établi au bilan préopératoire et repris lors de l'entretien avec le chirurgien.

Hypertonie oculaire précoce
Peu fréquente
Élévation de la pression dans les heures ou jours suivant l'implantation, liée au produit visqueux utilisé pendant l'intervention. Elle est dépistée aux contrôles rapprochés et traitée médicalement.
Cataracte sous-capsulaire antérieure
Rare avec les modèles actuels
Le contact éventuel entre l'implant et le cristallin peut favoriser une opacification. Les modèles à trou central, qui laissent circuler l'humeur aqueuse, ont fortement réduit ce risque.
Perte de cellules endothéliales
Progressive et surveillée
L'endothélium cornéen ne se renouvelle pas. Son compte est mesuré avant l'intervention puis surveillé régulièrement, afin de retirer l'implant si la décroissance devenait préoccupante.
Rotation d’un implant torique
Peu fréquente
Un implant corrigeant l'astigmatisme doit rester dans un axe précis. Une rotation dégrade le résultat et peut nécessiter une reprise pour repositionnement, geste simple et bref.
Halos nocturnes
Possible
Surtout en cas de pupille large par rapport au diamètre optique de l'implant. Le diamètre pupillaire est mesuré au bilan et entre dans le choix de la taille de l'implant.
Endophtalmie
Très rare
Infection intraoculaire grave, de l'ordre de un cas sur plusieurs milliers, commune à toute chirurgie ouvrant l'œil. Elle impose une consultation en urgence devant toute douleur ou baisse de vision brutale.

Le délai de réflexion de 15 jours

La loi impose un délai de quinze jours entre la remise de l'information et l'intervention, pour toute chirurgie réfractive. Ce délai n'est pas une formalité : il existe pour que vous puissiez relire la fiche d'information, poser les questions qui vous viennent après coup, et renoncer si vous le souhaitez. Aucune intervention n'est programmée avant son terme.

Après

Les suites, jour après jour.

Jour même

Contrôle de la pression intraoculaire quelques heures après l'intervention. Vision déjà souvent utilisable, œil parfois rouge et sensible à la lumière.

Lendemain

Contrôle au cabinet : position de l'implant, pression, transparence cornéenne. La vision est en général nette.

Première semaine

Collyres antibiotiques et anti-inflammatoires. Pas de piscine, pas de frottement. Le second œil est opéré à quelques jours d'intervalle.

Suivi au long cours

Contrôles réguliers de la pression intraoculaire et du compte endothélial, à vie. C'est la contrepartie d'un implant conservé de nombreuses années.

Tarif

Un forfait complet, sans surprise.

à partir de 2 400 €
par œil, soit à partir de 4 800 € pour les deux yeux
  • Frais de bloc opératoire.
  • Traitement personnalisé calculé sur vos examens.
  • Retouche incluse les douze premiers mois si elle s'avère nécessaire.
  • Suivi postopératoire inclus les six premiers mois.

Et le remboursement ?

L'Assurance Maladie ne rembourse rien : la chirurgie réfractive est un acte hors nomenclature, dont la base de remboursement est de zéro euro. En revanche, la plupart des complémentaires santé disposent d'un forfait dédié, dont le montant va de 100 à plus de 1 000 € selon le contrat.

Un devis nominatif vous est remis à l'issue du bilan : c'est la pièce que votre mutuelle réclamera pour confirmer sa participation.

Voir les forfaits de 37 mutuelles →

Règlement le jour de la chirurgie (carte bancaire, chèque, espèces). Paiement en trois fois sur demande.

Comparer

Le ICL parmi les autres techniques.

Tarifs par œil au Pôle Ophtalmo de Melun.
TechniqueAmétropiesRécupérationDouleurTarif / œil
LASIK Myopie, hypermétropie, astigmatisme< 24 hFaible1 340 €
SMILE Myopie, astigmatismeQuelques joursFaible1 340 €
TransPKR Myopie, hypermétropie, astigmatisme~1 moisModérée 48 à 72 h1 140 €
PresByLASIK PresbytieQuelques semainesFaible1 640 €
PreLex Presbytie, myopie forteQuelques joursFaible900 à 1 200 €
ICL (cette page) Toutes, y compris fortesQuelques joursFaibledès 2 400 €
Questions fréquentes

Ce que les patients demandent le plus.

L'implant ICL se sent-il dans l'œil ?

Non. L'implant est placé derrière l'iris, dans un espace naturel de l'œil, sans contact avec les structures sensibles. Il ne se voit pas de l'extérieur, ne se sent pas, ne s'entretient pas et ne se retire pas le soir, contrairement à une lentille de contact.

Peut-on retirer un implant ICL ?

Oui, et c'est sa particularité. Contrairement au laser, qui modifie la cornée de façon irréversible, l'ICL peut être explanté par le même type d'incision. L'œil retrouve alors son état antérieur. C'est un argument important pour les patients jeunes, dont la situation visuelle évoluera encore.

Pourquoi l'ICL plutôt qu'un LASIK ?

Presque toujours pour une raison anatomique : votre myopie dépasse ce que le laser peut corriger en sécurité, ou votre cornée est trop fine pour qu'on y retire du tissu. Parfois pour une sécheresse oculaire importante que le laser aggraverait. Sur les très fortes myopies, la qualité optique obtenue par l'ICL est souvent supérieure à celle du laser.

L'ICL corrige-t-il la presbytie ?

Pas dans sa version standard. L'implant corrige la vision de loin en conservant le cristallin naturel, donc l'accommodation qui vous reste. La presbytie apparaîtra ensuite selon votre âge, comme chez toute personne. Après 50 à 55 ans, le PreLex devient souvent l'option la plus cohérente.

Combien coûte un implant ICL à Melun ?

À partir de 2 400 € par œil, soit à partir de 4 800 € pour les deux yeux, le tarif dépendant du modèle d'implant et de la présence d'une correction torique. Un devis nominatif est remis à l'issue du bilan. C'est la technique la plus coûteuse, mais aussi la seule envisageable dans certaines situations.

Tout commence par le bilan.
Il est sans engagement.

Le bilan de faisabilité détermine en une consultation si vous êtes éligible au ICL, et quelle technique vous conviendra le mieux. Il donne lieu à un compte rendu, une fiche d'information et un devis. Délai légal de 15 jours avant toute chirurgie.

Sources scientifiques

Recommandations & références.

  1. Rapport SFO 2018 : Chirurgie réfractive. Société Française d'Ophtalmologie, 2018. sfo.asso.fr
  2. Refractive Errors and Refractive Surgery : Preferred Practice Pattern. American Academy of Ophthalmology, 2022. aao.org
  3. ESCRS Clinical Trends : Refractive Surgery. European Society of Cataract and Refractive Surgeons, 2023. escrs.org
  4. Évaluation des techniques de chirurgie réfractive. Haute Autorité de Santé (HAS), 2007 (révision 2018). has-sante.fr
  5. Décret n°2003-825 du 26 août 2003 : Information du patient en chirurgie réfractive. Ministère de la Santé.

Page publiée le 28 août 2026. Cette page a une vocation d'information. Elle ne remplace ni la consultation, ni la fiche d'information remise avant l'intervention, ni l'entretien avec le chirurgien.