LASIK
Laser In Situ Keratomileusis
La technique la plus pratiquée au monde, et la plus rapide à récupérer.
Le LASIK corrige la myopie, l'hypermétropie et l'astigmatisme en sculptant la cornée sous un fin volet que l'on soulève puis que l'on repose. C'est cette protection qui explique l'absence de douleur et une vision utilisable dès le lendemain matin.
Le principe, en trois paragraphes.
Votre cornée est la lentille principale de l'œil. Si elle est trop bombée, les images se forment en avant de la rétine : c'est la myopie. Si elle ne l'est pas assez, elles se forment en arrière : c'est l'hypermétropie. Si sa courbure diffère selon les axes, c'est l'astigmatisme.
Le LASIK modifie cette courbure de façon définitive. Un premier laser découpe un volet dans l'épaisseur de la cornée, un second sculpte le tissu situé dessous, puis le volet est reposé. La correction est inscrite dans le tissu, elle ne bouge plus.
L'intervention se déroule sous anesthésie par collyre, en ambulatoire. Vous êtes allongé, les yeux maintenus ouverts, et vous fixez une lumière. Vous ne voyez ni instrument ni geste, et vous ressentez au plus une pression pendant une vingtaine de secondes.
Ce qui se passe, étape par étape.
Vous êtes allongé, sous anesthésie par gouttes, en ambulatoire. Vous entrez et sortez du bloc à pied. Personne ne vous touche l'œil sans vous prévenir, et rien de ce qui suit ne se fait dans la précipitation.
La découpe du volet
Le laser femtoseconde trace un plan de clivage horizontal à 100 ou 120 microns de profondeur, en laissant une charnière intacte sur un côté. Aucune lame n'intervient. Cette phase dure une quinzaine de secondes et se traduit par une sensation de pression, puis un voile gris passager.
Le soulèvement
Le chirurgien soulève le volet et le rabat sur le côté, comme on tourne une page. Le stroma, la couche profonde de la cornée, est mis à nu. Votre vision devient floue pendant quelques secondes : c'est normal et attendu.
La photoablation
Le laser excimer retire quelques dizaines de microns de tissu selon une carte calculée à partir de votre topographie cornéenne. Il ne chauffe pas : chaque impulsion casse les liaisons moléculaires sans échauffer les tissus voisins. Vous entendez un crépitement et percevez une odeur particulière, sans douleur.
Le repositionnement
Le volet est remis en place et adhère spontanément par effet de succion, sans aucun point de suture. Le chirurgien vérifie sa position au microscope. Quelques minutes plus tard, vous quittez le bloc en voyant déjà mieux qu'en entrant.
Pour qui, et pour qui pas.
Aucune de ces listes ne remplace un examen. Le bilan de faisabilité est précisément ce qui transforme ces critères généraux en une réponse pour votre œil.
Les conditions requises
- Avoir plus de 20 ans et une correction stable depuis au moins un an.
- Disposer d'une cornée d'épaisseur suffisante, mesurée en pachymétrie lors du bilan.
- Présenter une topographie cornéenne régulière, sans signe de kératocône débutant.
- Ne pas être enceinte ou allaitante, l'état hormonal modifiant temporairement la réfraction.
Ce qui écarte cette technique
- Cornée trop fine ou trop bombée, ou suspicion de kératocône : la PKR ou l'implant ICL prennent le relais.
- Sécheresse oculaire sévère préexistante, que le LASIK aggraverait.
- Maladie auto-immune non contrôlée, kératite herpétique récidivante, glaucome évolué.
- Sport de combat ou métier très exposé aux traumatismes oculaires : la PKR ou le SMILE sont préférés, car ils ne créent pas de volet.
Ce que le LASIK apporte, et ce qu'il coûte.
Les avantages
- Récupération visuelle la plus rapide de toutes les techniques : la plupart des patients conduisent le lendemain.
- Intervention pratiquement indolore, y compris dans les heures qui suivent.
- Les deux yeux peuvent être opérés le même jour.
- Large éventail de corrections, y compris les astigmatismes importants.
- Recul considérable : plus de trente ans de pratique et des millions de patients opérés.
Les inconvénients
- Le volet reste une zone de moindre résistance à vie. En cas de traumatisme violent de l'œil, il peut théoriquement se déplacer.
- La sécheresse oculaire est très fréquente les premiers mois, le temps que les nerfs cornéens sectionnés se régénèrent.
- Des halos autour des lumières la nuit sont habituels au début et régressent en général en quelques mois.
- Elle est plus exigeante que la PKR sur les caractéristiques préopératoires de l'œil, en particulier l'épaisseur et la régularité de la cornée. Pour certains yeux, elle n'est simplement pas réalisable, et la PKR prend alors le relais.
Les complications possibles, sans les arrondir.
Toute chirurgie comporte des risques, y compris celle-ci. Les fréquences ci-dessous sont des ordres de grandeur issus de la littérature ophtalmologique : elles varient selon les séries, la correction traitée et le profil du patient. Votre risque personnel, lui, est établi au bilan préopératoire et repris lors de l'entretien avec le chirurgien.
Le délai de réflexion de 15 jours
La loi impose un délai de quinze jours entre la remise de l'information et l'intervention, pour toute chirurgie réfractive. Ce délai n'est pas une formalité : il existe pour que vous puissiez relire la fiche d'information, poser les questions qui vous viennent après coup, et renoncer si vous le souhaitez. Aucune intervention n'est programmée avant son terme.
Les suites, jour après jour.
Vision voilée pendant deux à quatre heures, larmoiement, sensation de grain de sable. Vous rentrez accompagné et vous restez au calme, les yeux fermés, jusqu'au soir.
Contrôle au cabinet. La vision est en général déjà proche du résultat attendu. La conduite est le plus souvent possible dès ce jour, après validation du chirurgien.
Collyres antibiotiques et anti-inflammatoires. Coques de protection la nuit. Pas de piscine, pas de maquillage des yeux, pas de frottement.
Reprise du sport sans contact à une semaine, des sports de contact et de la piscine à un mois. La vision continue de s'affiner et la sécheresse s'estompe.
Un forfait complet, sans surprise.
- Frais de bloc opératoire.
- Traitement personnalisé calculé sur vos examens.
- Retouche incluse les douze premiers mois si elle s'avère nécessaire.
- Suivi postopératoire inclus les six premiers mois.
Et le remboursement ?
L'Assurance Maladie ne rembourse rien : la chirurgie réfractive est un acte hors nomenclature, dont la base de remboursement est de zéro euro. En revanche, la plupart des complémentaires santé disposent d'un forfait dédié, dont le montant va de 100 à plus de 1 000 € selon le contrat.
Un devis nominatif vous est remis à l'issue du bilan : c'est la pièce que votre mutuelle réclamera pour confirmer sa participation.
Voir les forfaits de 37 mutuelles →Règlement le jour de la chirurgie (carte bancaire, chèque, espèces). Paiement en trois fois sur demande.
Le LASIK parmi les autres techniques.
| Technique | Amétropies | Récupération | Douleur | Tarif / œil |
|---|---|---|---|---|
| LASIK (cette page) | Myopie, hypermétropie, astigmatisme | < 24 h | Faible | 1 340 € |
| SMILE | Myopie, astigmatisme | Quelques jours | Faible | 1 340 € |
| TransPKR | Myopie, hypermétropie, astigmatisme | ~1 mois | Modérée 48 à 72 h | 1 140 € |
| PresByLASIK | Presbytie | Quelques semaines | Faible | 1 640 € |
| PreLex | Presbytie, myopie forte | Quelques jours | Faible | 900 à 1 200 € |
| ICL | Toutes, y compris fortes | Quelques jours | Faible | dès 2 400 € |
Ce que les patients demandent le plus.
Le LASIK fait-il mal ?
Non. L'anesthésie se fait par simples gouttes et l'intervention elle-même est indolore : vous ressentez une pression pendant la découpe du volet, sans douleur. Les deux à quatre heures qui suivent s'accompagnent d'une gêne de type grain de sable et d'un larmoiement, qui cèdent avec un antalgique simple. Dès le lendemain, la gêne a en général disparu.
Quand puis-je reconduire après un LASIK ?
Le plus souvent dès le lendemain, après le contrôle au cabinet qui vérifie que l'acuité atteint le seuil légal de 5/10. La conduite de nuit peut rester inconfortable quelques semaines en raison des halos, qui régressent progressivement.
Le résultat du LASIK est-il définitif ?
La correction gravée dans la cornée est stable et définitive. En revanche, l'œil continue de vieillir : la presbytie apparaîtra vers 45 ans comme chez tout le monde, et la cataracte plus tard. Une myopie qui n'était pas stabilisée avant l'intervention peut aussi évoluer, raison pour laquelle une stabilité d'au moins un an est exigée.
Peut-on opérer les deux yeux le même jour ?
Oui, c'est la pratique habituelle en LASIK. La récupération étant très rapide et symétrique, opérer les deux yeux dans la même séance évite une période inconfortable de vision déséquilibrée. Certaines situations particulières font préférer un œil après l'autre, ce point est discuté lors de l'entretien avec le chirurgien.
Combien coûte un LASIK à Melun ?
1 340 € par œil, soit 2 680 € pour les deux yeux. Le forfait comprend les frais de bloc, le traitement laser personnalisé, la retouche éventuelle pendant douze mois, et le suivi postopératoire pendant six mois. L'Assurance Maladie ne rembourse rien, mais la plupart des complémentaires santé disposent d'un forfait dédié.
Tout commence par le bilan.
Il est sans engagement.
Le bilan de faisabilité détermine en une consultation si vous êtes éligible au LASIK, et quelle technique vous conviendra le mieux. Il donne lieu à un compte rendu, une fiche d'information et un devis. Délai légal de 15 jours avant toute chirurgie.
Recommandations & références.
- Rapport SFO 2018 : Chirurgie réfractive. Société Française d'Ophtalmologie, 2018. sfo.asso.fr
- Refractive Errors and Refractive Surgery : Preferred Practice Pattern. American Academy of Ophthalmology, 2022. aao.org
- ESCRS Clinical Trends : Refractive Surgery. European Society of Cataract and Refractive Surgeons, 2023. escrs.org
- Évaluation des techniques de chirurgie réfractive. Haute Autorité de Santé (HAS), 2007 (révision 2018). has-sante.fr
- Décret n°2003-825 du 26 août 2003 : Information du patient en chirurgie réfractive. Ministère de la Santé.
Page publiée le 28 août 2026. Cette page a une vocation d'information. Elle ne remplace ni la consultation, ni la fiche d'information remise avant l'intervention, ni l'entretien avec le chirurgien.