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Symptôme · Larmoiement

Vos yeux pleurent tout le temps ?

C'est l'un des paradoxes les plus fréquents en ophtalmologie : un œil qui pleure en permanence est très souvent un œil… sec. Comprendre pourquoi, c'est déjà la moitié du chemin pour s'en débarrasser.

Production · film lacrymal · drainage
85 %des sécheresses oculaires sont évaporatives, par dysfonction des glandes de Meibomius
4 causescouvrent l'essentiel des larmoiements chroniques de l'adulte
6 à 20 %des nouveau-nés naissent avec un canal lacrymal encore fermé
÷ 3la fréquence de clignement chute devant un écran
En bref

La sécheresse oculaire est l'une des causes les plus fréquentes d'un œil qui pleure en permanence : le film lacrymal instable irrite la surface, qui répond par des larmes réflexes trop fluides pour lubrifier — elles débordent.

  • Quatre causes expliquent presque tous les larmoiements chroniques : sécheresse oculaire et blépharite (l'une des plus fréquentes), obstruction des voies lacrymales, irritation de la surface, malposition de la paupière.
  • Le signe qui oriente le plus vite : un larmoiement des deux yeux, variable, aggravé par le vent, le froid et les écrans évoque la sécheresse ; un larmoiement d'un seul œil, constant, évoque une obstruction du canal lacrymal.
  • Aucun collyre « anti-larmoiement » n'existe. Le traitement dépend entièrement de la cause : hygiène des paupières et lumière pulsée IPL d'un côté, sondage ou chirurgie de l'autre.
  • Ça se traite. Une fois la cause identifiée en consultation, le larmoiement s'améliore ou disparaît dans la grande majorité des cas.
Anatomie

Les larmes suivent un circuit.

On croit souvent que les larmes servent seulement à pleurer. En réalité, elles baignent l'œil en permanence, et elles circulent : elles sont produites d'un côté, étalées par le clignement, puis évacuées de l'autre. Un larmoiement, c'est toujours un déséquilibre entre ces deux versants.

Côté production, la glande lacrymale fournit la phase aqueuse, et les glandes de Meibomius, alignées dans l'épaisseur des paupières, déposent la fine couche grasse qui empêche cette eau de s'évaporer. Côté évacuation, les larmes sont aspirées par deux minuscules orifices au coin interne de l'œil, les points lacrymaux, puis conduites par les canalicules jusqu'au sac lacrymal et au canal lacrymo-nasal, qui débouche dans le nez — d'où le nez qui coule quand on pleure.

Le larmoiement apparaît quand l'un des quatre maillons de ce circuit lâche. C'est exactement ce que cherche le bilan en consultation.

Schéma du circuit des larmes et des 4 causes de larmoiement chronique : glande lacrymale, glandes de Meibomius, points lacrymaux, sac lacrymal et canal lacrymo-nasal
Le circuit des larmes et ses quatre points de blocage. Production par la glande lacrymale, stabilisation par les glandes de Meibomius, évacuation par les points lacrymaux vers le sac puis le canal lacrymo-nasal. Un larmoiement chronique traduit une défaillance à l'un de ces niveaux. Schéma : Pôle Ophtalmo de Melun.
Le paradoxe

Quand un œil sec se met à pleurer.

Le film lacrymal qui protège votre œil n'est pas que de l'eau : il comporte une fine couche grasse, produite par les glandes de Meibomius situées dans les paupières, qui l'empêche de s'évaporer. Quand ces glandes fonctionnent mal (blépharite, dysfonction meibomienne), le film devient instable et s'évapore trop vite. La surface de l'œil, exposée et irritée, déclenche alors un réflexe de défense.

Le larmoiement réflexe

Ce réflexe, c'est une bouffée de larmes très fluides, produites en urgence par la glande lacrymale. Le problème : ces larmes-là n'ont pas la bonne composition, ne lubrifient pas durablement… et débordent. Résultat : l'œil pleure, alors même qu'il manque de « bonnes » larmes. Tant qu'on ne traite que le débordement, le cercle continue. Tant qu'on traite la cause, la sécheresse ou la blépharite, le larmoiement s'apaise.

C'est ce qui explique deux observations qui déroutent souvent les patients : le larmoiement est intermittent (il vient par vagues, plutôt en fin de journée ou en extérieur), et les larmes artificielles, contre toute logique apparente, le réduisent — parce qu'elles stabilisent le film et coupent le réflexe à sa source.

Les causes

Quatre grandes causes, des traitements très différents.

Un larmoiement qui dure n'est jamais « normal ». Identifier la cause dominante conditionne tout : c'est l'objet d'un bilan en consultation.

Parmi les plus fréquentes

Sécheresse oculaire & blépharite

Le larmoiement paradoxal décrit ci-dessus. Lié à une dysfonction des glandes de Meibomius dans la majorité des cas. Se traite par hygiène des paupières, larmes adaptées et, quand cela ne suffit pas, par lumière pulsée IPL.

Le traitement IPL & les tarifs →
Larmoiement « mécanique »

Obstruction des voies lacrymales

Les larmes sont normalement drainées vers le nez par un fin canal. S'il est rétréci ou bouché, elles débordent, souvent d'un seul œil, en permanence. La prise en charge est différente : sondage ou chirurgie des voies lacrymales.

Demander un bilan →
Irritation

Conjonctivite, allergie, corps étranger

Une cause irritative aiguë (œil rouge qui gratte, qui colle, projection) fait aussi pleurer. Le contexte (saisonnier, contagieux, brutal) oriente le diagnostic.

Voir la page conjonctivite →
Paupière

Malposition de la paupière

Une paupière qui s'éverse (ectropion) ou se retourne (entropion) avec l'âge perturbe le drainage des larmes et provoque un larmoiement chronique, qui se corrige chirurgicalement.

Voir la chirurgie des paupières →
Se repérer

Quelle cause, selon quels signes ?

Ce tableau ne remplace pas un examen — plusieurs causes se cumulent fréquemment, en particulier après 60 ans. Il permet en revanche de comprendre ce que l'ophtalmologue cherche et pourquoi les traitements diffèrent autant.

Repères d'orientation devant un larmoiement chronique — Pôle Ophtalmo de Melun, mis à jour le 30 août 2026.
Cause Ce qui oriente Ce qu'on trouve à l'examen Traitement
Sécheresse & blépharite
parmi les plus fréquentes
Les deux yeux. Larmoiement variable, par vagues. Pire au vent, au froid, en fin de journée et devant les écrans. Sensation de grain de sable, picotements, vision qui fluctue. Film lacrymal instable (temps de rupture court), bord des paupières inflammatoire, glandes de Meibomius bouchées ou atrophiées à la meibographie. Hygiène des paupières, compresses tièdes, larmes sans conservateur, lumière pulsée IPL si insuffisant.
Obstruction des voies lacrymales Un seul œil, en permanence, y compris au repos et à l'intérieur. Larme qui coule sur la joue sans irritation associée. Parfois sécrétions au coin interne. Point lacrymal rétréci, reflux à la pression du sac lacrymal, canal non perméable au test de perméabilité. Sondage des voies lacrymales, ou chirurgie (dacryocystorhinostomie) si la sténose est serrée.
Irritation de la surface Début brutal, contexte identifiable : saison des pollens, contage, produit projeté, poussière. Œil rouge, qui gratte ou qui colle. Conjonctive inflammatoire, sécrétions, papilles allergiques, éventuel corps étranger sous la paupière. Traitement de la cause : conjonctivite, allergie, ou ablation du corps étranger.
Malposition de la paupière Plutôt après 65 ans. Larmoiement constant, souvent d'un côté, avec paupière inférieure qui « tombe » ou cils qui frottent l'œil. Ectropion (paupière éversée) ou entropion (paupière retournée), relâchement du tendon palpébral, point lacrymal décollé du globe. Chirurgie de repositionnement de la paupière, en ambulatoire sous anesthésie locale.
Les circonstances

« Ça ne pleure pas tout le temps. »

Beaucoup de patients ne décrivent pas un larmoiement permanent mais un larmoiement déclenché par certaines situations. Ce n'est pas un détail : ces circonstances sont précisément celles qui accélèrent l'évaporation du film lacrymal, et elles pointent presque toujours vers une sécheresse évaporative.

Au froid et au vent

L'air froid et sec, le vent, la conduite fenêtre ouverte : l'évaporation s'emballe sur un film déjà fragile, et les larmes réflexes suivent. Un larmoiement systématique dès la sortie dehors est l'un des signes les plus caractéristiques de la sécheresse évaporative.

Devant les écrans

Concentré sur un écran, on cligne environ trois fois moins, et souvent de façon incomplète. Le film ne se renouvelle plus, les glandes de Meibomius ne sont plus « pompées ». D'où ce larmoiement de fin de journée, associé à une vision qui se brouille par intermittence.

La climatisation et le chauffage

Bureau climatisé, chauffage soufflant, voiture : l'air brassé et déshumidifié produit le même effet que le vent. Un larmoiement qui apparaît chaque hiver ou chaque été au bureau n'a rien d'anodin, c'est un signal d'alerte sur la surface oculaire.

Au réveil, avec les paupières collées

Croûtes à la base des cils, paupières collées le matin, chalazions à répétition : c'est le tableau de la blépharite. Le larmoiement s'installe ensuite dans la journée. C'est la situation où l'hygiène des paupières donne le plus de résultats.

Avec les lentilles de contact

Le port prolongé de lentilles fragilise le film lacrymal et le bord palpébral. Un larmoiement en fin de journée de port, avec intolérance croissante aux lentilles, doit faire évaluer la surface oculaire avant d'incriminer la lentille elle-même.

Après 60 ans, sans circonstance

Un larmoiement permanent, sans facteur déclenchant, chez une personne âgée oriente vers le versant mécanique : rétrécissement du canal lacrymo-nasal, relâchement de la paupière inférieure. Les deux se cumulent souvent avec une sécheresse.

Chez l'enfant

L'œil qui pleure du nourrisson.

Chez le bébé, le larmoiement obéit à une logique différente de celle de l'adulte. Un œil qui pleure et qui colle dès les premières semaines de vie correspond le plus souvent à une imperforation du canal lacrymo-nasal : la petite membrane qui ferme l'extrémité du canal ne s'est pas ouverte à la naissance. C'est une situation fréquente, qui concerne selon les séries 6 à 20 % des nouveau-nés.

La bonne nouvelle : elle guérit spontanément dans la grande majorité des cas au cours de la première année. Des massages du sac lacrymal, montrés en consultation, accélèrent l'ouverture, associés à un nettoyage doux au sérum physiologique. Un collyre antibiotique n'est utile qu'en cas de surinfection franche, et ne règle jamais le problème mécanique.

Si le larmoiement persiste au-delà de 12 mois, un sondage des voies lacrymales est proposé : geste bref, très efficace, réalisé sous anesthésie générale courte. En revanche, une paupière rouge, gonflée et douloureuse au coin interne de l'œil (dacryocystite) impose une consultation sans délai.

Un larmoiement de l'enfant plus grand, ou associé à une photophobie et à un œil qui paraît gros, doit toujours être montré rapidement : c'est l'un des rares contextes où le larmoiement peut révéler une affection plus sérieuse. Voir aussi notre page ophtalmologie pédiatrique et les urgences ophtalmologiques.

Ce qui marche vraiment

Remèdes maison : le tri.

Le larmoiement est l'un des symptômes qui génèrent le plus de conseils contradictoires. Voici ce que la pratique et les recommandations retiennent réellement.

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Les compresses tièdes sur les paupières

Le seul « remède maison » réellement validé. Cinq à dix minutes, deux fois par jour, pendant plusieurs semaines : la chaleur fluidifie le meibum épaissi et débloque les glandes. L'effet demande de la régularité — c'est là que la plupart des patients abandonnent trop tôt.

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Le nettoyage du bord des paupières

Avec un produit dédié ou une compresse propre, en insistant à la base des cils. C'est le geste qui fait reculer la blépharite, donc le larmoiement qu'elle entretient.

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Les larmes artificielles sans conservateur

Contre-intuitif sur un œil qui pleure, et pourtant efficace : en stabilisant le film lacrymal, elles suppriment le stimulus qui déclenche les larmes réflexes. Préférer les formules lipidiques en unidoses ou en flacon abak, les conservateurs étant eux-mêmes irritants au long cours.

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Les lavages à la camomille, au bleuet ou à l'eau florale

Sans effet démontré sur le film lacrymal, et source non négligeable d'allergies de contact des paupières. Ils diluent les larmes restantes plutôt qu'ils ne les remplacent.

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Les collyres « yeux rouges » vasoconstricteurs

Ils blanchissent l'œil sans rien traiter et, utilisés régulièrement, aggravent l'irritation par effet rebond. Ce sont probablement les produits les plus contre-productifs dans ce contexte.

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Attendre que « ça passe »

Une blépharite non traitée abîme progressivement les glandes de Meibomius, et l'atrophie glandulaire, elle, est irréversible. Une sténose lacrymale ne se rouvre pas spontanément chez l'adulte. Dans les deux cas, consulter tôt élargit les options thérapeutiques.

Quand consulter

Ne « subissez » pas le larmoiement.

Au-delà de la gêne, un larmoiement persistant traduit toujours un déséquilibre qu'on peut objectiver. Consultez sans tarder si vous présentez l'un de ces signes :

Motifs de consultation

Quand prendre rendez-vous

  • Larmoiement quotidien depuis plus de quelques semaines.
  • Yeux rouges, qui brûlent, sensation de grain de sable ou vision fluctuante associées.
  • Larmoiement d'un seul œil, en permanence (évoque une obstruction des voies lacrymales).
  • Paupières qui collent le matin, croûtes à la base des cils, chalazions à répétition.
  • Gêne à la lumière, fatigue visuelle marquée devant les écrans.
  • Intolérance croissante aux lentilles de contact.
Consultation sans délai

Les signes qui ne peuvent pas attendre

  • Douleur oculaire vive, baisse de vision brutale.
  • Gonflement rouge et douloureux au coin interne de l'œil (dacryocystite aiguë).
  • Larmoiement après une projection de produit chimique ou un traumatisme.
  • Chez le nourrisson : paupière rouge, tendue et douloureuse, ou œil qui paraît anormalement gros.

Dans ces situations, contactez-nous au 01 64 81 11 36 ou consultez notre page urgences ophtalmologiques.

Au Pôle Ophtalmo de Melun

Un bilan qui trouve la cause.

En une consultation, l'examen permet de distinguer larmoiement paradoxal (œil sec), obstruction des voies lacrymales et cause irritative : examen à la lampe à fente, évaluation du film lacrymal (NIKBUT, hauteur du ménisque lacrymal), examen des glandes de Meibomius et des points lacrymaux, test de perméabilité des voies lacrymales si nécessaire. À l'issue, un plan de traitement adapté à la cause réelle vous est proposé, et non un simple collyre « pour faire patienter ».

Examen à la lampe à fente du film lacrymal et des paupières chez une patiente consultant pour un larmoiement, au Pôle Ophtalmo de Melun
L'examen à la lampe à fente mesure la stabilité du film lacrymal, la hauteur du ménisque de larmes et l'état du bord palpébral — les trois éléments qui séparent un larmoiement paradoxal d'un larmoiement mécanique.
Meibographie montrant les glandes de Meibomius de la paupière, dont l'atrophie entretient le larmoiement paradoxal
La meibographie photographie les glandes de Meibomius dans l'épaisseur de la paupière. Elle montre si elles sont simplement bouchées — donc récupérables — ou déjà atrophiées, ce qui change la stratégie de traitement.
Les traitements

Traiter la cause, pas le débordement.

Larmoiement par sécheresse et blépharite. La base reste l'hygiène des paupières (compresses tièdes, nettoyage du bord des cils) et des substituts lacrymaux sans conservateur adaptés au type de sécheresse. Quand cette base ne suffit pas — c'est fréquent dès que les glandes sont franchement obstruées — la lumière pulsée IPL agit en profondeur sur les glandes, là où les collyres ne soulagent qu'en surface. Le protocole habituel comporte trois à quatre séances espacées de deux à trois semaines.

Larmoiement par obstruction des voies lacrymales. Un sondage suffit souvent sur une sténose modérée. Sur une obstruction serrée du canal lacrymo-nasal, la dacryocystorhinostomie crée une nouvelle voie de drainage entre le sac lacrymal et la fosse nasale ; c'est une chirurgie bien codifiée, dont le résultat sur le larmoiement est en général immédiat et durable.

Larmoiement par malposition palpébrale. La correction chirurgicale d'un ectropion ou d'un entropion se fait en ambulatoire, sous anesthésie locale. Elle remet le point lacrymal au contact du globe et rétablit le drainage. Voir la page chirurgie des paupières.

Larmoiement par irritation. Le traitement est celui de la cause : conjonctivite infectieuse ou allergique, retrait d'un corps étranger, adaptation du port de lentilles.

Machine de lumière pulsée IPL C-STIM utilisée au Pôle Ophtalmo de Melun pour traiter le larmoiement lié à la dysfonction des glandes de Meibomius
La lumière pulsée IPL (C-STIM, Quantel Medical) est réalisée sur place, à Melun, lorsque le larmoiement est entretenu par une dysfonction des glandes de Meibomius. Elle n'a en revanche aucun intérêt sur une obstruction lacrymale : d'où l'importance du bilan préalable.
Questions fréquentes

Le larmoiement, en clair.

Pourquoi mes yeux pleurent-ils alors qu'ils sont secs ?

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C'est le larmoiement paradoxal. Un film lacrymal instable (œil sec, blépharite) irrite la surface de l'œil, qui déclenche des larmes réflexes abondantes mais fluides : elles ne lubrifient pas et débordent. Traiter la cause fait souvent disparaître le larmoiement, parfois grâce à la lumière pulsée IPL.

Pourquoi est-ce pire au froid et au vent ?

+

Le froid et le vent accélèrent l'évaporation du film lacrymal et irritent une surface déjà fragile. Sur un œil sec ou une blépharite, les larmes réflexes augmentent. Lorsque c'est permanent, c'est un signe de sécheresse évaporative, pas une simple réaction au climat.

Un seul œil qui pleure en permanence, est-ce inquiétant ?

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Un larmoiement unilatéral et permanent oriente plutôt vers une obstruction des voies lacrymales ou une anomalie de position de la paupière. Cela ne se corrige pas tout seul et mérite d'être exploré sans attendre : une consultation localise le blocage et propose le traitement adapté (sondage, chirurgie des voies lacrymales ou de la paupière).

Quel collyre pour un œil qui pleure ?

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Il n'existe pas de collyre « anti-larmoiement » : le bon traitement dépend de la cause. Sur un larmoiement paradoxal, ce sont paradoxalement des larmes artificielles sans conservateur, plutôt lipidiques, qui stabilisent le film lacrymal et réduisent le débordement.

À l'inverse, un collyre vasoconstricteur (« yeux rouges ») ou un antiallergique pris au long cours sans diagnostic peut aggraver l'irritation. Et sur une obstruction lacrymale, aucun collyre ne débouchera le canal.

Les remèdes de grand-mère marchent-ils ?

+

Un seul tient réellement : les compresses tièdes sur les paupières, deux fois par jour pendant plusieurs semaines, qui fluidifient les sécrétions des glandes de Meibomius. Associées au nettoyage du bord des cils, elles constituent la base du traitement.

En revanche, les lavages à la camomille, au bleuet ou à l'eau florale ne traitent pas la cause et exposent à des allergies de contact des paupières. Le citron, le sel et les collyres non prescrits sont à éviter formellement.

Pourquoi les yeux pleurent-ils davantage avec l'âge ?

+

Après 60 ans, trois mécanismes se cumulent : les glandes de Meibomius s'atrophient, les voies lacrymales se rétrécissent, et le tonus de la paupière inférieure se relâche, ce qui décolle le point lacrymal du globe.

Le larmoiement du sujet âgé associe donc souvent plusieurs causes, ce qui explique qu'un seul traitement ne suffise pas toujours et que le bilan doive être complet.

Mon bébé a l'œil qui pleure et qui colle, que faire ?

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Chez le nourrisson, c'est le plus souvent une imperforation du canal lacrymo-nasal, présente chez 6 à 20 % des nouveau-nés. Elle guérit spontanément dans la majorité des cas avant l'âge d'un an, aidée par des massages du sac lacrymal montrés en consultation.

Si le larmoiement persiste au-delà de 12 mois, un sondage des voies lacrymales est proposé. Une paupière rouge, gonflée et douloureuse impose en revanche une consultation rapide.

Les écrans font-ils pleurer les yeux ?

+

Indirectement, oui. Devant un écran, la fréquence de clignement chute d'environ deux tiers et les clignements deviennent incomplets : le film lacrymal s'évapore, les glandes de Meibomius ne sont plus sollicitées. La surface s'irrite et déclenche des larmes réflexes en fin de journée. C'est un facteur aggravant classique de la sécheresse évaporative, pas une cause isolée.

L'IPL est-elle efficace sur le larmoiement ?

+

Elle l'est lorsque le larmoiement est dû à une dysfonction des glandes de Meibomius, ce qui est le cas le plus fréquent : elle agit sur l'inflammation du bord palpébral et fluidifie les sécrétions, là où les collyres n'agissent qu'en surface.

Elle n'a aucun intérêt sur une obstruction des voies lacrymales ou une malposition de paupière. D'où l'importance du bilan préalable. Détails et tarifs sur la page lumière pulsée IPL.

Combien de temps avant que le larmoiement disparaisse ?

+

Sur un larmoiement lié à la sécheresse et à la blépharite, comptez six à douze semaines de traitement régulier : le film lacrymal ne se reconstruit pas en quelques jours. Après une cure d'IPL, le bénéfice s'installe habituellement dans les semaines qui suivent la troisième séance.

Après un sondage ou une chirurgie des voies lacrymales, l'effet est au contraire immédiat.

Le larmoiement chronique peut-il se soigner ?

+

Oui, dans la grande majorité des cas, une fois la cause identifiée. Œil sec / blépharite : hygiène des paupières, larmes adaptées, parfois IPL. Obstruction lacrymale : sondage ou chirurgie. Malposition de paupière : correction chirurgicale. Un bilan tranche rapidement.

Sources & références
  1. Société Française d'Ophtalmologie — Rapport sur la surface oculaire : sécheresse oculaire et dysfonctionnement des glandes de Meibomius.
  2. Craig JP et al. — TFOS DEWS II Definition and Classification Report, The Ocular Surface, 2017.
  3. American Academy of Ophthalmology — Watery Eyes (Epiphora).
  4. National Health Service (NHS) — Watering eyes.
Contenu médical relu. Cette page a été rédigée et relue par le collège d'experts « surface oculaire & sécheresse » du Pôle Ophtalmo de Melun, qui réunit les praticiens du centre prenant en charge la sécheresse oculaire, la blépharite et les voies lacrymales. Dernière révision médicale le . Ces informations sont à visée d'information générale et ne remplacent pas une consultation : seul un examen permet d'établir la cause d'un larmoiement.
Consulter en Seine-et-Marne

Larmoiement et yeux qui pleurent : consultation à Melun (77)

Le Pôle Ophtalmo de Melun (28 rue Jules Ferry, 77000 Melun) reçoit les patients gênés par un larmoiement chronique pour en identifier la cause et la traiter à la racine, sécheresse oculaire, blépharite, obstruction des voies lacrymales ou malposition palpébrale. Le bilan et les traitements, dont la lumière pulsée IPL et la chirurgie des paupières, sont réalisés sur place.

Patients accueillis depuis Melun, Fontainebleau, Avon, Sénart, Brie-Comte-Robert, Provins, Nemours, Montereau, Le Mée-sur-Seine et toute la Seine-et-Marne. RDV sur Doctolib ou au 01 64 81 11 36.

Des yeux qui pleurent, ça a une cause.

Un bilan complet en une consultation pour arrêter de subir le larmoiement et le traiter à la racine.